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La police de sécurité du quotidien décryptée

C’est aujourd’hui que Gérard Collomb dévoile les grandes lignes de la police de sécurité au quotidien. La réforme promise par Emmanuel Macron avant son élection suscite de nombreuses attentes et interrogations.

Des mesures très attendues par la police

Depuis quelques semaines, les petites phrases concernant la police de sécurité s’enchainent : « Police sur mesure », « mieux équipée », « davantage connectée », « plus proche des attentes de nos concitoyens » ou « plus partenariale ». Les grands principes sont dévoilés par le ministre de l’Intérieur, mais nul ne sait vraiment à quoi s’attendre pour le moment.

L’idée de base, c’est de réformer la sécurité publique, notamment au travers de la création de cette police de sécurité du quotidien. Cette après-midi à 15h, Gérard Collomb a rendez-vous avec les élus et des membres de forces de sécurité pour lever le voile sur son projet.

La volonté est claire, il faut « bouger les lignes » et « fixer un cap pour les forces de l’ordre pour tout le quinquennat », et se situe donc dans la même lignée que les promesses faites par Emmanuel Macron en octobre dernier. Il avait alors déclaré vouloir créer une « nouvelle doctrine, qui constituera notre référence en matière de sécurité publique pour les années à venir ».

Une nouvelle approche territoriale est à attendre, plus « déconcentrée », ainsi que des mesures avec « des moyens humains, technologiques, matériels renforcés et notamment sur certains territoires ».

Toutes les polices de France concernées ?

Dans un premier temps, les nouvelles mesures seront expérimentées dans des sites pilotes d’après ce qui a pour le moment été annoncé. Plusieurs communes se sont d’ores et déjà portées candidates, l’objectif étant de gagner en effectif. Du côté des forces de l’ordre, on se sent aussi concerné, mais on compte de nombreux doutes. La crainte que l’État se contente de labelliser « PSQ » des chantiers déjà actés, comme la forfaitisation de la consommation de cannabis, la création d’un délit punissant le harcèlement de rue, ou l’utilisation par les forces de l’ordre de tablettes et caméras mobiles qui enregistrent leurs interventions. Pour Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) : « Ça ne peut pas être qu’un label sinon ça ne sera qu’une opération de communication. Si on ne change aucun de nos ingrédients, comment va-t-on être en mesure de fournir un service de meilleure qualité ? »

Tout ce que l’on sait de façon certaine, c’est que la police de sécurité du quoitidne ne remplacera pas la police de proximité, symbole de l’échec de la politique sécuritaire du gouvernement Jospin.

 

 

 

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